•   C'était un dimanche, je m'ennuyais comme un rat mort au travail et avais décidé de faire un tour de répertoire des dernières sorties de patrons pour nourrir la base de données de T&N. Et vlà-ty pas que je tombe sur le matricule 4809 chez Lekala :

    Le dialogue des Carme - épisode 2

    Ben heu, je propose Carmelita.

      Je me suis marrée toute seule parce qu'on avait l'inverse de cas précédemment exposés sur ce blog : design très similaire à celui de la blouse Carme de Pauline Alice (je parierais sur le "directement inspiré de" mais ne suis pas dans la tête du personnel de Lekala) et pourtant pièces de patron conçues différemment sans l'ombre d'un doute, à en voir l'aperçu disponible sur la page de présentation.

      Ainsi, sur la blouse Lekala :
    - le plastron s'évase sur le côté en haut
    - les épaules sont plus longues
    - le col est plus dégagé et
    large

    - les manches sont plus larges avec une tête plus plate
    - les pinces poitrine sont plus basses

    - il y a des pinces dos
    - la hauteur taille dos-encolure est plus grande
    - l'échancrure du bas est moins marquée

      Je voulais justement refaire une blouse Carme en poursuivant l'ajustement de la carrure et les épaules (je porte la première régulièrement, mais tendre les bras vers l'avant ou fermer le bouton du haut m'arrache parfois un grognement), je me suis donc mise en quête d'une liasse de feuilles à recycler et ai imprimé le patron Lekala à ma taille : TP=92  TT=72  TB=103  THanches complètes=107 (au pif car pas de mètre ruban sous la main, après révélation du mystère de la hanche complète) h=173, taille haute, largeur poitrine augmentée (y disent poitrine mais en fait c'est plutôt carrure devant, on ne peut pas faire d'ajustement pour poitrine forte ou menue).

      Les explications sont en anglais, et vu que ma dernière patte polo doit justement remonter à la Carme, j'ai peu goûté les variations de nomenclature des pièces (parfois encore en russe sur le patron, les petites pièces sont appelées de manière différentes selon les endroits, du genre "sleeve stripe / sleeve decorative tab" "short placket / left placket" - "long placket / placket upper" (plaquette de beurre ?). Va te concentrer sur les explications non illustrées ensuite... 

    Le dialogue des Carme - épisode 2

      Mais bon, 2.56€ sont le garant d'une indulgence qui a opéré sans trop tarder. Une fois compris quelle pièce devait être coupée en double, une patte honorable est sortie de là.

    Le dialogue des Carme - épisode 2

    Oui, j'ai crisé en voyant le dos du patron tel quel.

      Voulant éprouver dans ma chair toutes les différences de seyant par rapport à Carme, je n'ai rien modifié a priori sur le patron, n'ai pas fait du toile et ai du corriger plusieurs points une fois un premier montage de la blouse fait (globalement, ce patron présente les excès inverses de Carme):
    - retrait de 2cm de circonférence buste à hauteur du bas de l'entournure.
    - retrait d'1cm de circonférence du haut des manches.
    - milieu col dos ramené 1cm plus bas dans le dos (d'où quelques petites fronces visibles)
    - abaissement de 0,5cm de la pente épaule, ajout d'une pince épaule dos, retrait d'1cm au côté de l'épaule devant et ajustement des entournures devant et dos en conséquence.
    - ajout d'une "fausse" couture au dos pour fondre cette pince épaule dans la pince dos.

    Le dialogue des Carme - épisode 2 

    Rendu satisfaisant mis à part le col qui du coup rebique en arrière.

      Je suis contente d'avoir cousu le gilet rose dernièrement car ses larges manches accueillent sans broncher les manches retroussées de Carmelita. Je trouve les brides de manches sont un peu trop longues et l'encolure un peu trop large, et le dos n'est pas encore tip top même si convenable. Je pensais que j'allais préférer l'arrondi du plastron de Carme, mais finalement j'aime autant chacun d'eux.

    Le dialogue des Carme - épisode 2

    Le bord côte annonçait subtilement la transition vers la période beige-taupe.

      Pour conclure, cette blouse a le look et le confort que le rendu des photos de promotion de Carme sur Pauline Alice donnaient à espérer, et que je n'avais pas trouvé dans la version que j'avais cousue. Je ne sais pas s'il y a une morale à cette histoire, si ce n'est connais-toi toi-même et qu'il n'existe pas de patron magique qui fera ce boulot à votre place.

    Le dialogue des Carme - épisode 2


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  •   Althea m'ayant prêté son patron de jupe Anémone à la dernière soirée tricot, je me suis occupée de sa confection sans tarder. L'avantage d'arriver 5 ans après la sortie du patron, qui n'a pas été réédité, a été de faire le tour des réalisations et d'en tirer la conclusion que la version à basque d'Anémone mettait joyeusement en valeur les popotins charnus combinés à des tailles hautes et assez marquées. Ça vous dit quelque chose ?
      Certes, à voir les versions sur lesdites morphologies, je pouvais aussi prévoir que le haut d'Anémone m'arriverait sous les nibards et le bas à mi-cuisse, mais c'est justement ce qui me plaisait.

    Le parti basque
      Un tissu souple de poids moyen est recommandé, et constatant le rendu bien défini de ma version test en wax, j'ai préféré employer un petit coupon de velours noir à fines rayures plutôt que le brocard de polyester que j'avais initialement envisagé, trop mou. Ce coupon de velours avait été acheté le jour de la fermeture de De Gilles et je me suis aperçue au moment de placer les pièces de patron que le droit-fil est en fait perpendiculaire aux rayures, et que le tissu est légèrement stretch dans le sens des rayures. Comme il était hors de question de les orienter horizontalement, j'ai donc pris mes précautions lors de la couture, notamment en garnissant de ruban droit fil la couture côté des basques.

    Le parti basque

    La fermeture est bleu marine mais ça n'se voit pas.

      J'ai cousu la taille 42 (TT=76 TH=102, pour des de mensurations TT=73 TH=104) comme sur la version test. Je voulais initialement retirer 1 ou 2cm à la taille et me suis ravisée en prenant en considération l'épaisseur du velours. 

    Adhésion tardive au parti basque

    La c'est le poids de la vie qui tire sur mon côté droit.

      Comme je trouvais sur la version test que les marges à 1,5cm contrariaient l'arrondi de la couture côté des basques, j'ai réduit toutes les marges de coutures d'assemblage à 0,7cm. J'ai également modifié légèrement le pan milieu devant afin de le galber un peu en bas car je trouvais ses côtés trop droits. Après différents tests (cf. photos ci-dessous), j'ai ôté 1cm de hauteur en haut.

    Adhésion tardive au parti basque

    taille-3 bas+3,5 / taille+1,5 / taille-1 (version choisie)

      Je me suis toujours demandée sur les photos d'Anémone si les gens ajustaient le joli volant pour le faire gonfler avant la photo ou non, donc je précise que je n'ai pas pris de précaution de réajustement particulier en prenant les clichés. Ils ont même été pris après 8 jours de port successifs, ce qui explique les rides d'expression et que la taille se soit un peu détendue.

    Le parti basque

      Je n'ai pas doublé la jupe par flemme et par manque de tissu adéquat, et le haut de la jupe est terminé par un simple rempli. Ce sera peut-être à venir puisque le devant de la jupe forme un bec lorsque je marche. Mais bon, dans la mesure où j'ai déjà vécu pire dans ma jeunesse avec une robe chasuble en velours encore plus courte, je ne suis pas trop pressée.

    Adhésion tardive au parti basque
      J'ai gardé la longueur initiale alors que je fais 5cm de plus que la stature prévue. J'ai l'habitude d'exposer mes cuissots donc tant qu'elle passe le test du pack de six ce ne sera pas un problème, mais comme j'aime son côté carré, je trouve que le modèle gagne plus à être raccourci qu'allongé. Le port du collant opaque est toutefois à propos ; un rhume de fouffe est vite arrivé.

    Le parti basque

    Là c'est quand je noue les lacets de mes mocassins

      Parlons maintenant du confort : j'ai été très agréablement surprise du maintien procuré par la jupe, sans aucune impression d'être sciée en deux, peut-être aussi parce que j'ai choisie la taille au dessus de mon tour de taille. Elle s'est presque un peu trop détendue et c'est en fait la zone sous la taille qui est un peu oppressant en cas de dilatation abdominale. J'ai également été agréablement surprise du rendu de la jupe : sachant qu'elle avait été estimée trop "bancale" par la marque pour faire l'objet d'une amélioration, je m'attendais à y trouver des défauts évidents, et en fait non. Pour moi, le défaut principal de ce modèle reste que : in pusillis natibus, Anemone triste.

    Adhésion tardive au parti basque

    Elle fait bizarre cette photo hein ?

      Et vousse, vous avez fleuri des Anémones ? Les avez-vous beaucoup portées, comment ont-elles vieilli ?


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  •   Ce coupon-là n'aura pas eu l'occasion de compter les moutons sous le lit : c'est le sweat "antique rose marl" (260g/m2) de Lebenskleidung (épuisé). Je savais que voulais couper un gilet dans le mètre acheté en soldes, mais j'avais au moment de la commande tergiversé avec l'échantillon de bleu, rebaptisé a posteriori "bleu Ponyboy".

    Stay Pink

    Ponyboy en train d'être chou dans The Outsiders

      Le patron utilisé est le sweat 6A du Burda Couture facile A/H 2010 en taille 40.

      Heureusement que la laize fait 175cm, car j'ai du ruser pour caser toutes les pièces dans le mètre linéaire qui s'était légèrement rétracté après lavage, d'où la présence d'un gousset sous le bras gauche. La capuche n'a pas pu être coupée, ce que j'ai d'abord regretté et puis rapidement plus du tout tellement on s'en fout d'avoir une capuche dont on ne se sert pas et qui fait un poids mort dans le dos et une bosse sous le manteau. En lieu et place j'ai découpé un petit col en bord côte épais du même fournisseur qui est tombé juste dès la première tentative (longueur à environ 80% de l'encolure) ; du coup l'encolure est plutôt large. Du bord-côte a également été placé aux poignets et à la taille. 5cm ont été ôtés de la circonférence de la manche au niveau de la couture interne du poignet car sinon la couture du sweat au bord-côte formait trop de plis disgracieux (comme ceux qu'on voit au dos...).

    Stay Pink

    N'hésitez pas à cliquer pour agrandir.

       J'ai monté le sweat à la surjeteuse et ai surpiqué à la machine au point simple à l'aiguille simple, et à l'aiguille double juste pour les poches. Cela a légèrement détendu le tissu sur le côté de la manche, mais rien de dramatique, cela s'estompera probablement au premier lavage. Mais comme on m'a averti que la peluche interne perdait de sa douceur au lavage, vais-je le laver de sitôt ?

    Stay Pink

    Remercions mon frère pour ces photos pleines de naturel quoiqu'un peu surexposées.

    Stay Pink

      La longueur me convient parfaitement.

    Stay Pink

      Deux semaines de port dont deux soirées dans des endroits non chauffés permettent de qualifier la chaleur qu'il procure d'agréable sans être particulièrement puissante.

    Stay Pink

    Un aperçu du T-shirt en chanvre mou.

    Stay Pink

      Les manches raglan en deux morceaux permettent de limiter les plis à l'aisselle.

    Stay Pink

    Certes, ça ne ressemble à pas grand chose sur cette photo.

      Ainsi se clôt la période rose au grand dam de Liseli, car il semblerait que les jaquettes roses inspirent une certaine poésie au peuple suisse ;-)

    Stay Pink

    Je savais bien que cette capture d'écran servirait un jour... (Sauve qui peut (la vie))


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  •   Lecteur occasionnel, ou régulier curieux du devenir de ma production, voici venu le moment de la rétrospective 2018 des péripéties couture et tricot au domaine de Boisjoly, une année marquée par la palette "fruits des bois" :

    Bilan 2018

    marinière bordeaux :  une reproduction/appropriation réussie et très appréciée tout au long de l'année, malgré l'apparition rapide de bouloches sur le coton/viscose et la légère rétraction du galon.
    - ici portée avec la jupe double fil du concours T&N : une belle expérience, je porte la jupe sans frein notoire.

    Bilan 2018

    robe en crépon grenat : faite sur un coup de tête, ce fut le coup de cœur inattendu ; parfaite pour l'été et beaucoup portée.

    Bilan 2018

    - sac à main en tissu enduit : n'a pas démenti son utilité ; il a choppé quelques taches de gras au passage, un comble.

    Bilan 2018

    châle Pink Graphite : venu remplir un vide dans la panoplie et arborant la couleur banco de l'année, pas étonnant que je ne porte plus que ça depuis 3 mois.
    - pull Hazel Bank : très porté, il a rapidement été le siège d'une éruption de bouloches, dont je ne me suis toujours pas occupée puisque que je n'ai pas de rasoir spécial, mais je m'en fiche car avec la texture ça fait moins tache et le confort du pull l'emporte largement. J'ai craint un moment que les entournures un peu basses suite à mes traficotages m'ennuient mais je n'y prête pas plus attention que ça.

    Bilan 2018

    - sac isotherme à morues :  a servi 4 fois, RAS.

      Aparté dégustation : j'ai pu comparer les glaces vanille de chez Raimo et de chez Berthillon (je voulais mettre à l'épreuve le sentiment que j'avais de la surcote de Raimo, d'autant qu'elle est 50% plus chère).
    Avec une liste d'ingrédients allant à l'essentiel, la vanille Berthillon s'impose par la force de son goût, qui combinée à sa texture évoque la densité d'une crème pâtissière, tandis que la vanille Raimo est plus discrète, avec un goût entre le lait et la crème fleurette. Pondérons cet avis par celui de Monsieur qui a trouvé que leur différence est marquée mais ne saurait dire laquelle il préfère. Niveau emprunte emballage, Berthillon gagne également avec sa boîte en carton.

    **********

    Bilan 2018

    Safran hyperextensible : qui n'a pas spécialement bougé après lavage. Ignoré au retour de la mauvaise saison, à tel point que je m'aperçois à l'instant que Safran a disparu de l'armoire, j'ai du l'oublier en Normandie d'où il ne me manque manifestement pas. EDIT : ben non, donc le mal-aimé a fugué si je comprends bien.

    Bilan 2018

    pull rayé du pêcheur : porté en fin d'été mais guère plus. Entre les manches au coude chauve-souris et les couleurs qui vont avec tout ou avec rien faut avouer qu'il est spécial.

    Bilan 2018

    - maillot de bain 2 pièces transformé : très utile

    Bilan 2018
    Merci la lampe à UV !

    - short Petit Boudin à surpiqures phosphorescentes : grand confort du jean stretch, beaucoup porté au 1er semestre, moins au 2eme par concurrence et victoire du petit boudin kaki.

    Bilan 2018

    robe empire burda : peu portée pour le moment, et malheureusement la laine déteint donc s'il faut se fader le lavage à la main à chaque fois, on la portera avec parcimonie.

    Bilan 2018

    chemisier à froufrous fashion style : peu porté pour le moment. Les liens des poignets ont été raccourcis.
    robe verte QECQTVPLV 2018 : dissymétrie très frustrante du boutonnage d'où l'utilité des poses déhanchées.

     Bilan 2018

    - cape en drap de laine : le conte de fées fait réalité, portée de temps en temps car c'est tout de même moins pratique que la parka de base, notamment pour porter un sac à dos.

    Bilan 2018

    base de pantalon droit : non portée, en attente de la reprise du chantier en 2019. NB : cette coupe fait néanmoins un gros cul.
    casaque Cassoulet : portée 2 fois, réservée à l'hiver + épineux dilemme des boutons en bois qui perdent leur lustre au passage en machine :-/

    Bilan 2018

    jean vert : enfourchure trop foireuse, non seulement visuellement, mais assez inconfortable à l'aine et sur les hanches. Après l'avoir ignoré au 2eme semestre, je viens de me réconcilier avec même s'il me rentre un peu dans l'aine devant et que la ceinture devant arrive trop haut et rentre dans le bide une fois assise.
    - avec une toile de cassoulet qui est finalement portée régulièrement malgré un gros morceau de thermocollant blanc visible à l'encolure, et même si elle est un peu courte pour ce pantalon en particulier.

    - T-shirt tout fin en chanvre : pas posté mais déjà porté surtout cet été, rapport prochainement.
    - J'ai également réalisé un ensemble "Dans le boudoir" en soie d'après le livre Coudre sa lingerie : alors là je renonce à toute production picturale tellement j'ai honte de la mocheté et du bâclage du truc, que je n'ai pas mis du tout.

      Les Altruistes

    Bilan 2018

    - J'ai beaucoup exploré le catalogue des tissus biologiques Lebenskleidung cette année à cause de leur grand choix de mailles et de leur politique d'échantillons (peu chers, suffisamment grands et en quantité illimitée) : d'abord par un pyjama bleu en jersey velours 100% coton pour ma mère d'après un de ses vieux pyjamas Emo, qui s'est avéré un peu court car nous ne voulions pas commander 3 mètres de tissu. J'en ai ensuite cousu deux autres couleur vert d'eau de longueur adéquate et ai recyclé le bleu dans un pyjama pour ma nièce.

    Bilan 2018
    - avec du bord côte fin coloris Marsala, un sous-pull pour maman, patron Burda.

    Bilan 2018

    - ensuite, deux pyjamas pour Monsieur car les siens tombaient en ruine. A gauche avec deux sweats kaki d'après les pièces d'un des défunts pyjamas (très mauvaise idée, on se condamne ainsi à avoir des pièces trop larges et trop courtes). A droite avec deux jerseys coton/élasthanne d'après un patron du Lalala 4.

    - deux chinos tests du patron Out In The Middle pour qui pourra rentrer sa fesse en premier dedans.

    Bilan 2018

    - un pantalon de costume pour Monsieur d'après ce même patron.
    - un maillot de corps fin en jersey de chanvre pour ce même Monsieur.

    Bilan 2018
    - une jupe en jersey de chanvre moyen pour rhabiller Frida.

    Bilan 2018

    - un ensemble chemisier + jupe transformée pour le lindy hop de Charline. Malheureusement cet ensemble n'a pas eu le pouvoir de multiplier les danseurs mâles sur la piste.
    -
    une housse pour le futon de la clinique : liquidation victorieuse d'un coupon-boulet de 10 ans !

    Bilan 2018
    - et pour finir le projet de l'amour fililal : une robe de chambre en peau de poussin avec un galon vermillon pour maman d'après modèle lui appartenant.

    **********

      Pressons cette production en fromages :

    Bilan 2018

      En 2018, j'ai presque plus dépensé en papier calque qu'en patrons.

    Bilan 2018

       L'assiette fut diversifiée et de type "restos du coeur".

    Bilan 2018

      La répartition est quasiment identique à celle de l'an dernier, et à part l'ensemble de lingerie clairement bâclé, je n'ai pas le sentiment que je puisse faire mieux sans renoncer tout bonnement à la dimension créative de ce loisir. Il n'y a que la quantité globale sur laquelle je puisse jouer. Hors lingerie, je n'ai toujours pas acheté d'habit neuf (ah mais si, le maillot !), et 2-3 trucs en friperie.

      Cette année a vu la sortie du patron le plus ambitieux de Festive Road, et manifestement le plus intimidant, le pantalon masculin Out In The Middle, ainsi que la révision de la robe Qu'Est-Ce Que Tu Vends Pour Les Vacances dont je suis maintenant complètement satisfaite.

      Cerise sur le gâteau : grâce à la création d'un compte Liberapay pour ce blog, j'ai pu payer 3 mois d'abonnement à Eklablog. Soit remerciée, généreuse donatrice (oui, j'ai comme dans l'idée que c'est une dame)! Qu'ils soient nombreux à suivre ton exemple en 2019 afin de tester la rétribution des testeuses !

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      Et pour finir, la liste de projets à venir, qui m'avait été bien utile l'an dernier puisque je m'y suis quasiment tenue, preuve qu'elle visait juste. Cette année, dans le cadre du défi déstockage lancé par Grenadine C sur T&N,  je compte terminer d'utiliser la plupart des tissus achetés cette année, avec au choix :
    - un gilet en sweat rose thé, déjà terminé
    - un pyjama chaud, peut-être une grenouillère, avec un jersey velours taupe
    - un t-shirt simple avec un jersey taupe bien élastique, occasion d'optimiser la coupe du Briac, et peut-être un autre t-shirt en mélange beige/bleu jean selon les chutes
    - une jupe classe (peut-être une Anémone) avec un brocard de polyester gris clair bleuté qui me reste de la virée chez Bennytex
    - avec un coupon de lin bleu : soit une chemise à col asymétrique et boutons pression, soit une saharienne
    - un haut en sweat moucheté kaki clair
    - une robe à froufrous en crêpe de coton à tartan beige
    - une chemise en satin à imprimé floral à fond violet Spoonflower (billet chouine à l'horizon)
    - un short pas trop court à plis en sergé à chino kaki
    - deux chemises en twill léger taupe et parme pas encore commandés (utilité des échantillons)
    - deux pantalons en velours côtelé légèrement stretch : un pour moi en bordeaux, un pour Monsieur en marine, pas encore commandés (préparez vos bons de commande Lebenskleidung les parisiennes).
    - une veste-gilet en épais lainage stretch beige
    - une veste pour Monsieur d'après le livre sur la veste tailleur récemment sorti aux éditions Eyrolles, mais comme j'ai des doutes sur les dimensions du coupon et l'adéquation de la coupe ajustée aux goûts du destinataire, ce sera peut-être juste un gilet.
    - une jupe pour l'amie normcore qui ne porte que du noir
    - un pantalon en sergé à chino beurre frais pour Monsieur

      Bref, un agenda de ministre susceptible d'être écrémé vu l'absence d'urgence, d'autant plus que j'ai un projet de patrons un peu spéciaux prévu pour cet été.

      En tricot : un châle plus vaste que le Pink Graphite, un cadeau ambitieux pour Noël prochain, et peut-être un pull pour ma nièce.

      Il ne me reste plus qu'à vous transmettre mes meilleurs vœux créatifs pour 2019 !


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  •   Ce lundi, le vicomte de boisjoly conviait le gratin au dîner de la Saint Sylvestre en son studio château. Récit du festin :

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    Toast au kir royal

      Je dédie ce billet à la Shadow cloak de Samantha Pleet devant laquelle j'ai évaporé quelques décilitres de salive ces dernières années. Et comme elle vient d'être ressortie en tissu vert à chevrons j'en ai profité pour en étudier la coupe, car tout le mystère du manteau-cape réside dans son ampleur et sa résorption du volume aux épaules. Sentant monter la bulle de champagne, je suis passée en phase ratissage des internets, d'où j'ai rattrapé une autre de ces cape-manteaux sans découpe raglan qui s'approchait de près de l'effet désiré.

    Petit papa Saltiel

    Modèle Samantha Pleet / Modèle inconnu trouvé sur pinterest

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    Déclinaison d'amuse-bouches

      J'ai déjà quelques vêtements capiformes à mon actif  : la transformation concluante d'un trench à emmanchures raglan m'avait montré qu'une cape classique, c'est invivable ; celle-ci, sur laquelle je m'étais bien cassée la tête en modifiant un patron burda mais qui n'était ni assez chaude, ni assez bien finie pour que je la porte vraiment et puisse juger si son encombrement au quotidien était ok ou non. Cet hybride signé burda a été très peu porté car heu, non, les grandes manches c'est pas pratique, puis recyclé dans une robe régulièrement portée. Enfin ce trenchoïde à voilure également signé burda en coton enduit puant n'était pas doublé donc inutile en dessous de 10°C, et le tissu n'était même pas imperméable...

      Pendant qu'on y est, tata Biquette va vous compléter le panorama de ses leçons de vie en matière de manteau.
    ◊ Ce trench burda est de coupe recommandable, mais je l'ai insuffisamment entoilé et il n'était pas bien épais non plus. De plus, la doublure semble tirailler.
    ◊ Cette veste burda m'a appris la traitrise des doublures coupées trop petites, et la mortification d'un col contrastant qui se retrouve asymétrique on ne sait comment.
    ◊ Ce manteau inaugural inspiré d'un modèle Topshop a été peu porté car boudinant le bras et assez voyant mais les finitions ne m'ont pas l'air trop vilaines. Il ne me semble pas l'avoir entoilé, heureusement la coupe canon et l'épaisseur du tissu s'y prêtaient.

      Et pour les plus portés :
    ◊ le duffle coat Colette dont l'épaisseur est bien agréable, mais qui souffre d'un manque de couvrant sur les cuisses et à l'avant de la capuche, et d'un recouvrement un peu juste des devants. Il m'a appris le délice de larges poches accessibles.

    ◊ La veste burda en velours sur laquelle j'ai fait beaucoup de couture à la main souffre d'un manque d'ajustement à l'épaule (sensation d'épaule bloquée devant), mais son épaisseur et son confort, auxquels la doublure satinée et épaisse contribue, en font un de mes habits les plus portés.

      Ces jalons m'ont cumulativement enseigné l'importance d'une doublure soigneusement choisie et dotée d'une aisance suffisante, d'un entoilage généreux aux points névralgiques, d'un repassage patient et appuyé, et d'une bonne stabilisation des bords du manteau à ses parementures.

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    Entrée en matière

      Après considérations, les caractéristiques de cette future cape ont été définies :
    - comme sur les modèles présentés, la cape arriverait sous le genou.
    - cette cape serait greffée à un corps de manteau sans manches un peu plus court.
    - ce manteau serait légèrement cintré pour être portable sans ceinture, et qu'une ceinture puisse apporter quelque chose aussi sans ramasser trop de tissu. Il comporterait deux fentes en bas du dos. Les entournures seraient suffisamment larges pour permettre le port de manches kimono (exploitons l'avantage d'un manteau sans manche). Il sera muni de poches profondes externes sur le devant du corps. Son encolure serait près de la base du cou, nue ou à col simple.
    - la cape doit former quelques plis autour du corps afin que l'écartement des coudes reste confortable, mais pas plus pour éviter un excès de poids mort. Ce poids doit être réparti équitablement entre le dos et le devant afin de ne pas provoquer de bascule du manteau dans le dos. Découpée en une pièce, elle dessinerait un large empiècement arrondi autour de l'encolure et l'excès de tissu aux épaules serait absorbé dans des fronces. Le haut de la cape sous la couture du devant sera joignable au corps jusqu'à l'emplacement de la poche par une fermeture à glissière prise dans la couture, pour diminuer sa prise au vent. Une petite poche interne sur chaque devant de la cape permettra de maintenir les pans de celle-ci en restant les mains au chaud.
    - elle serait coupée dans un lainage assez souple pour permettre les fronces et un beau tombé, mais suffisamment dense pour couper le vent, de couleur anthracite/bleu foncé/marron, éventuellement à motif discret, son poids total avec doublure et entoilage ne dépasserait pas 1.5kg. La surface de tissu nécessaire étant de 3m2, le poids maximal du tissu serait 600g/ml ou 400g/m2.

      Je me suis mise au travail de modélisme en me basant sur le patron Burda pour l'ampleur de la cape, que j'ai finalement conservée. Le corps du manteau a été fait à l'instinct en gardant seulement la pente des épaules de la cape et le droit-fil. Genre, carrément.

    Petit papa Saltiel

    Toile 2 en lainage très souple

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    Baklava de renard à la forestière

      La confection de deux toiles ayant suffi à valider cette liste au père Noël, c'est après m'être assurée que rien ne me plaisait chez Sacrés Coupons (boh, si, l'était pas mal le petit cachemire biface marine/bordeaux, mais trop épais) que munie de mon cochon rose king size et non sans avoir sollicité la présence d'une dame de compagnie des plus avisées, j'ai franchi le seuil de Lafayette Saltiel Drapiers, pourvoyeur de fournitures tailleur sehr qualitativ du Sentier. Il vaut mieux s'y rendre en ayant une idée suffisamment bien définie de ce que l'on veut, car si on ne vous pressera pas, le prix reste très dissuasif vis-à-vis des erreurs de casting.

      Les tissus à manteau n'étant pas si nombreux, on a commencé à me présenter des tissus adéquats au projet dans diverses liasses ; pourtant après un dernier passage en revue du rayonnage, j'ai fini par débusquer un carreau fenêtre dans la gamme Heritage flannel de Fox Brothers en marron désaturé assez foncé (en faible luminosité on jurerait un gris) à 480g/m, une flanelle épaisse 100% laine d'agneau mérinos. J'en ai pris 4m, et petit papa Saltiel m'a offert les 50cm restants parce que je suis une blogueuse influente le père Noël existe. Ah, si tu vas avoir froid, c'est un peu à cause de moi.

    Petit papa Saltiel

      Une fois rentrée, délestée pour de bon de ce dilemme matérialiste qui consiste à choisir de gâter ses proches à Noël ou non, le premier test auquel j'ai soumis le coupon à été la réponse à la fronce. Puis j'ai peaufiné le patron, construit un col sans pied apte à la couverture de gorge, confectionné une pièce d'étude pour les poches à rabat. J'ai également procédé à une session palpation de tout ce qui ressemblait à un manteau au Bon marché pour estimer leur tenue et mater l'assemblage des doublures aux devants. 

      Puis vint le moment de la coupe. Interrogations sur l'existence d'une loi martiale qui empêcherait de choisir d'orienter le droit fil dans le sens de la laize avec un carreau horizontal. Car dans le sens de la longueur je trouve le carreau triste (ça fait station Concorde ou Bréguet-Sabin), et plus léger orienté horizontalement. On pourrait d'ailleurs penser que ces carreaux, pas spécialement désirés à l'origine, constitueraient une source de difficulté supplémentaire : ils se sont au contraire révélés être de précieux alliés pour objectiver une étoffe qui vrille ou se détend et corriger le tir.

      Je n'ai pas décati le tissu, dans le sens où ce n'est qu'après découpe des pièces que j'ai tout passé à la vapeur.

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    accompagné de :

    Fondue de thermocollant

      Ce n'est pas très facile de trouver de la documentation sur l'entoilage des manteaux, notamment la réponse à la question : où c'est-y que t'entoiles et pourquoi ? Quelque indice tout de même dans le tome 4 des détails de mode à la loupe même si niveau justifications je reste sur ma faim, voire sur les pages 206-207 du modélisme vêtement masculin d'Esmod mais #ouçonléssoustitr??? 

    Petit papa Saltiel

      Pondérant ces indications par mes précédentes expériences, j'y suis allée généreusement sur le thermocollant (Vlieseline G740), préférant me retrouver avec un manteau un peu guindé qu'avec un mollard portable.

    Tranches de pilou pochées

      Les fonds de poche sont en coton moelleux. L'ajustement de l'emplacement des rabats décoratifs a été coton également puisqu'il fallait jouer avec les carreaux et le roulé conséquent dû à l'épaisseur du tissu et à la technique de montage. Si bien qu'à plat elles sont parfaites, mais portées, la courbure du corps occasionne un surplus de la partie de dessous qui gondole un peu. Je penserai à décrocher l'ouverture de poche une prochaine fois.

    Lasagnes de fermeture à glissière

      Les fermetures métalliques YKK viennent de la mercerie du marché St Pierre. J'en avais d'abord acheté à Fil 2000, mais le glissement du curseur n'était pas assez fluide. Là au moins j'ai su pourquoi je payais plus :  zouipage/dézouipage rapide et sans accroc par la main ipsilatérale. J'ai fait le choix esthétique du zéro piqure visible à l'exception de l'accroche de la cape sur les épaules. Le ruban médial a été pris en sandwich dans la pince du devant après force bâti, et le ruban latéral fixé sur la cape.

    Petit papa Saltiel

    Vols aux vents (with gravy)

      Deux fentes dos de 20cm permettent une marche aisée. La phase préparatoire d'alignement des bords par un bâti a été la plus fastidieuse puisque même thermocollé, le lainage avait tendance à se détendre.

    Parementures glacées

      J'ai glacé toutes les parementures par un point de chausson à 1-2cm du bord, à l'exception de la zone des boutonnières sur le devant droit où c'est moins utile, et suis très satisfaite du rendu.

    Petit papa Saltiel

    Doublure tatin (servie tiède)

      Pour doubler le manteau, j'ai terminé le coupon de soie/coton utilisé pour la blouse Carme, quitte à privilégier la chaleur au glissant. Après assemblage de la doublure, j'ai commencé à la monter à la machine aux fentes dos, au bas du dos, puis aux entournures et au bas des côtés, et ai achevé sa fixation sur le haut à la main.

    Petit papa Saltiel

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    Cape non farcie et sa garniture d'émincé de biais

      Comme il fallait que la cape soit assemblée avant de terminer la pose de la doublure, sa zone d'assemblage à été garnie de biais en doublure (une sacré chance que les couleurs concordassent !) fixé à la main et deux fils de fronces ont été posés. Eh oui, seulement deux et tout s'est bien passé. C'est-y pas beau ?

    Petit papa Saltiel

    Petit papa Saltiel

    Expérience du luxe : j'ai été littéralement payée à coudre l'intégralité de ce biais à la main.

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    Trou normand

        L'éventualité de poches situées sur la partie interne de la cape a été abandonnée après essai : cela tirait le tissu d'une vilaine façon.
    J'ai aussi confectionné une ceinture pour voir. Qui pourra être portée. Ou non. C'est selon.

    Petit papa Saltiel

    Ma fibre parisienne a tranché : ce sera sans ceinture

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    Plateau de fromages odorants

      J'ai du m'y prendre à plusieurs reprises pour caler la forme et le placement du col. Au premier essayage avec col, la cape basculait horriblement vers l'arrière, comme si mon combo carrure devant large/dos plat me jouait encore des tours. Un creusement de l'encolure dos d'1cm, qui m'a obligée à couper un deuxième col, puis un troisième car il était trop court, a heureusement été suffisant pour régler le problème. Subsiste un doute : cela n'aurait-il pas été plus joli avec le col un peu plus long, plus large, et l'encolure moins échancrée ?

      Je suis un peu mitigée quant à ces devants entièrement entoilés. Même après correction de l'encolure, ils tombaient bizarrement et je me suis alors aperçue (là encore, vive les carreaux) que même sans bourriner j'avais progressivement étiré le tissu le long du pli si bien qu'il s'était détendu de quasiment 2cm ! J'ai globalement fait rentrer les choses dans l'ordre à coup de vapeur en ragroumillant le tissu puis en laissant reposer.

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    Bûche bien roulée et son décor féérique

      Maintenant que je vous ai bien gavé de mots, les photos !

    Petit papa Saltiel

       Elle pèse 1,4kg, répartis de manière équilibrée, aucun problème de bascule à la marche.

    Petit papa Saltiel

      J'ai visé un peu juste pour l'ampleur aux hanches et à la poitrine/carrure devant. Au moins y a zéro courant d'air entre le manteau et le reste.

    Petit papa Saltiel

    L'ampleur de la cape est parfaite.

    Petit papa Saltiel

    Avec les mains dans les poches, ça fait tout de même bombance entre B4 et B5.
    Installerait-on une petite pression là-dessous ?

    Petit papa Saltiel

    L'emplacement des poches, suffisamment basses et latérales, est parfait également.

        J'ai commencé à la porter dehors : passé la première impression qu'il me manquait juste un bruit de respirateur pour me rendre à une convention Star Wars, je m'y suis habituée. Les fermetures sont réellement pratiques, et le plus délicat reste de caler le châle pour ne pas avoir froid au cou. Serait-elle chaude ? Eh bien oui parfait pour le buste, mais pour les bras, il faudrait que la cape soit doublée d'un matériau moumouto-poilu au moins sur le long du bras côté/devant pour être tout à fait douillette.
    Je ne sais pas encore comment elle réagit à la pluie.

    Petit papa Saltiel
    En mode hamster

      J'avais hésité à raccourcir un peu la cape, sur photos je la trouve équilibrée telle quelle.

    Petit papa Saltiel

    Couture floue, le retour

      En résumé : Heureusement, il n'y a pas de point raté, le programme a été respecté sans déception majeure. A part ces devants dodelinants et la doublure faiblement glissante qui les fait tressauter en marche, ce vêtement pêche moins par la technique que par le patronnage de la partie manteau : si je retourne dans le passé, je penserai à faire un peu plus de place à la carrure devant et la poitrine, décoller la poche du corps, être un peu plus généreuse pour les hanches pour ne pas que ça tiraille dès que j'ai les mains dans les poches, éventuellement col plus large et plus long sur une encolure moins échancrée.

      Par contre les tissus qui dans la réalité ne sont jamais droits même quand ils sortent de chez le marchand et qui s'étirent pendant le travail, c'est en train de devenir mon vertige et ma flippe.

    Petit papa Saltiel

    Par exemple le milieu dos part d'abord un peu à gauche puis oblique à droite

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    Distribution des reliefs de table aux bonnes œuvres de la vicomtesse

      Car avec les rogatons, orientés dans le sens vertical, on devrait pouvoir s'occuper de Monsieur (c'est son cadeau de Noël virtuel alors y a intérêt que ça rentre).

    Caperice

    Il a la coupe. Il aura la veste.


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